L’Homme qui rétrécit
Réalisé par : Jan Kounen
Date de sortie : 22 octobre 2025
Synopsis : L’homme qui rétrécit, nouvelle adaptation du roman culte de Richard Matheson, nous entraine dans le sillage de Paul, un homme ordinaire, qui partage sa vie entre son entreprise de construction navale, sa femme Elise, et leur fille Mia. Lors d’une sortie en mer, Paul se retrouve confronté à un étrange phénomène météorologique inexpliqué. Dès lors, Paul rétrécit inexorablement, sans que la science ne puisse lui expliquer pourquoi ni lui être d’aucun secours. Quand, par accident, il se retrouve prisonnier dans sa propre cave, et alors qu’il ne mesure plus que quelques centimètres, il va devoir se battre pour survivre dans cet environnement banal devenu périlleux. Lors de cette expérience, Paul va se retrouver confronté à lui-même, à son humanité, et tentera de répondre aux grandes interrogations de l’existence. L’homme qui rétrécit est tout à la fois un récit initiatique et un grand film d’aventure.
La note Cinéphiles 44 : 6/10
En 1957, « L’Homme qui rétrécit » marquait durablement les esprits par la force de son concept et la manière dont le fantastique venait bousculer le quotidien le plus banal. Cette nouvelle adaptation, relancée à l’initiative de Jean Dujardin, choisit une autre voie plus intérieure. Le film suit un homme confronté à une transformation inexpliquée, son corps diminuant jour après jour, bouleversant son rapport au monde, à sa famille, à lui-même. Jan Kounen privilégie clairement la dimension dramatique de cette lente disparition. Le récit s’ancre dans la perte, la honte, le regard des autres, et la fragilité d’un couple mis à l’épreuve. Jean Dujardin s’investit pleinement dans ce rôle, livrant une composition sincère et intense, soutenue par la présence sensible de Marie-Josée Croze. Mais à force de s’enfoncer dans le drame, le film délaisse ce qui faisait la puissance du récit original : le vertige fantastique. Les enjeux liés à la transformation physique, pourtant propices à une mise en scène inventive et à une exploration visuelle marquante, restent étonnamment sages.
