Le Hobbit : un voyage inattendu

Le Hobbit : un voyage inattendu

Réalisé par : Peter Jackson
Date de sortie : 12 décembre 2012

C’était le film le plus attendu de cette fin d’année 2012. Peter Jackson démarre donc une nouvelle trilogie dans le pays des Hobbits. Celle-ci est plus familiale et donc moins efficace que la trilogie Le Seigneur des Anneaux.

Le début du film : Les trois films se déroulent dans la Terre du Milieu soixante-dix ans avant l’époque du Seigneur des Anneaux. C’est donc un excellent choix du réalisateur de débuter avec Bilbon Sacquet âgé comme on l’a connu jusqu’à présent et une courte présence de Frodon, héros des aventures à suivre (Le Seigneur des Anneaux).

L’histoire en générale : Longue, ce voyage inattendu s’annonce être un remake du Seigneur. Certes, c’est un livre à part, mais justement c’est un seul livre et non trois ! Beaucoup de dialogues inutiles, de chansons absurdes, un repas interminable et très peu de combats. Les héros doivent aller d’un point à un autre comme dans la première trilogie, mais cette fois ils le font tous ensemble. Ce qui en fait un voyage trop long et parfois peu prenant.

Les personnages : On prend plaisir à revoir le grand Gandalf, mais s’il est aussi grand, pourquoi ne nous en met-il pas plein la vue avec ses pouvoirs ? Bilbon est parfait, heureusement c’est le personnage principal. Bien joué, effacé au début, prend sa place au fur et à mesure que l’histoire avance, c’est une bonne mise en valeur. Mais les nains ? Certes, Thorin fait penser à Aragorn par son caractère tenace, mais les douze autres ne sont pas attachants. Ils se suivent comme des moutons égarés et ne se mettent jamais en valeur dans leurs péripéties.

HFR : Le 48 images à la seconde est révolutionnaire, cette technique remplace le standard 24 images. Le début du film surprend donc, par sa rapidité et sa fluidité tellement intense qu’on a du mal à suivre. Finalement on s’y habitue au bout d’une vingtaine de minutes.

La 3D : James Cameron est le révolutionnaire de la Trois Dimensions. C’était l’un des rares à avoir compris que la nouvelle dimension se situait dans l’arrière plan et non dans ce qui peut vous arriver dans le visage. Peter Jackson a retenu la leçon et nous a présenté de magnifiques arrières plans, notamment grâce aux fabuleux paysages de la Nouvelle Zélande.

La musique : Nostalgique de sa précédente trilogie, Jackson nous met sur le plateau des thèmes connus de sa saga et ça nous fait plaisir. L’ensemble soutient le film, sans jamais le dévorer.

La fin du film : Le réalisateur nous offre une vie épargnée, celle de Thorin et nous fait découvrir un Bilbon courageux et vaillant, qui jusqu’à présent n’avait pas sa place dans la communauté des nains. C’est donc un bon choix. Malheureusement, le final avec le réveil de Smaug n’est pas intéressant. L’œil qui se réveille en gros plan est une image vue et revue au cinéma. Il aurait été plus impressionnant de le faire surgir des pièces d’or rapidement dans un plan d’ensemble.

Conclusion : Peter Jackson ne réalisera pas de nouveaux chefs d’œuvre avec Le Hobbit. On peut lui laisser le bénéfice du doute sur les prochains, mais le premier est un spectacle visuel impressionnant, mais sans âme et sans action.

Et après : Le Hobbit : la désolation de Smaug sortira le 11 décembre 2013 et Le Hobbit : histoire d’un aller et retour le 17 décembre 2014.

6/10

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