Jurassic World

Jurassic World

Réalisé par : Colin Trevorrow
Date de sortie : 10 juin 2015

Dirigé par un inconnu mais co-produit par Steven Spielberg, qui avait réalisé les deux premiers de la série en 1993 et 1997, le parc au dinosaures rouvre ses portes pour le plus grand plaisir des sensations fortes. Mais que personne ne se réjouisse trop vite car Jurassic World n’a de Jurassic Park que ses quelques petites références sur un tee-shirt, une jeep et la musique. Colin Trevorrow ayant préféré laisser place à Ben & Jerry’s, Coca Cola, Barbasol et surtout Mercedes. Si la campagne marketing a été monstre, le film est lui aussi monstrueusement publicitaire. Si encore le casting nous faisait oublier les gros logos. Ce dernier n’est pas monstrueux mais misérable. Quitte à prendre une nana qui ressemble a Jessica Chastain, pourquoi ne pas lui avoir proposé le rôle ? Certainement car l’intelligente à dû refuser de jouer la sous-fifre des fantasmes d’un macho. Résultat, on se coltine une Bryce Dallas Howard incompétente, aux manières désabusées et aux airs stupides. Il est vrai que cette dernière n’est pas aidée par son rôle de femme soumise à la dominance de l’homme. En 1994, Laura Dern était une battante à l’instinct de survie remarquable. En 2015, la rousse n’est qu’une créature physique devant séduire l’homme, protéger ses enfants et faire rire les autres. Voici un bond en arrière sur la condition de la femme. Le sexisme est poussé si loin que son personnage n’a de talent que de changer de tenue et de coiffure suivant les circonstances et courir en talon aiguille pendant deux heures sans tomber sur une île pleine d’embuches. A côté de ça, Claire reste impressionnée devant gros bras et son gros quad. Pourtant celui-ci joué par un ancien Gardien de la Galaxie n’a rien de charismatique. Chris Pratt passe deux heures à contredire les idées de chacun et à vouloir dompter chaque femelle de l’île, non humaine comprise. Le mâle est dominant dans Jurassic World. Et si les dialogues sont également ratés à cause de fins de phrases héroïquement abrutissantes, les scénaristes n’en n’ont pourtant pas limité les dégâts. Le film peine à monter en puissance à cause de blablas interminables et irritables. Les méchants n’ont d’ailleurs qu’une place mineure et ridicule et font penser à une parodie de films d’espionnages. Bien-sûr ces derniers restes les ennemis de toujours des américains de par leurs nationalités. Côté têtes d’affiches, on remarque aussi un Omar Sy, surement ravi de jouer dans le blockbuster mais qui ne fera en rien monter sa carrière. Celui-ci ayant été recruté seulement pour sa réputation en France et sa couleur de peau. On se dit alors qu’il nous reste les scènes de combats. Pourtant, si on met de côté la bien trop courte scène finale, les séquences d’adrénalines sont toujours bâclée et mises aux dépends d’un trop plein de bons sentiments détestables. Aucune prouesse technique n’est à relevée. Même la trois dimension n’est qu’un support marketing pour augmenter le prix des places sans justification. Il nous reste alors une bande originale savoureuse et anecdotique, mais qu’il est possible d’écouter sur Youtube. Le parc n’aurait jamais dû rouvrir. Jurassic World n’est qu’un film publicitaire, sexiste, au casting affreux, aux dialogues irritables et à l’image déplorable.
1/10

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