Cinéphiles 44 a 5 ans

Cinéphiles 44 a 5 ans

5 ans ! C’est le 14 octobre 2012 que j’ai lancé Cinéphiles 44 avec 4 objectifs :
– Valoriser les cinémas du département ;
– Enrichir la culture cinématographique de chacun par le partage de connaissances ;
– Favoriser l’accès au cinéma ;
– Créer une base de données de critiques cinématographiques.

MON IDÉE DU CINÉMA

Cinéphiles 44 c’est du Cinéma.

C’est voir les bandes annonces avant le film. Certaines nous dégoûtent du film tellement on les a vues. Certaines sont tellement alléchantes qu’on y va dès sa sortie. Et puis finalement, tout ce qui était bien était dans la bande annonce. Certaines bandes annonces te racontent même la fin.

Il y a les publicités aussi. C’est fou, le nombre de gens qui s’imaginent encore que la MAIF c’est réservé aux enseignants. Vous voulez dire sexe ? Cut ! Non Sweeps. Oasis, I’m fruiiiiiiiiiiiiit. Laissez parler les p’tits papiers, à l’occasion papier chiffon. On en devient fou !

La place au cinéma est très importante. On est très frustré quand l’un de ses amis arrive en retard et que l’on se retrouve sur le côté à voir un film en 3D ou tout devant à voir un film sous-titré.

Le bruit. Ahhh la magie du pop corn, des papiers de bonbons, des gens qui n’en ont rien à faire du film et qui parlent de leur dernier mec en date. Et ce mec derrière vous, à qui vous avez envie de donner un mouchoir parce qu’il renifle toutes les trente secondes.

La vue. En pleine séquence émouvante, ton voisin allume son portable pour textoter et celle qui est devant toi avec une sacrée coiffure t’empêche de lire les sous-titres.

L’odeur. Le cinéma c’est aussi la respiration. Oublions les quelques pets qui se perdent dans la salle ou l’odeur nauséabonde du Mc Do que certains ont caché au fond de leur sac pour rentrer avec. Le pire, c’est la personne qui avait réservé sa place à l’avance mais qui n’avait pas vu l’heure et arrive en courant. Cette personne est en sueur et bien sûr, elle s’assied à côté de toi.

Mais le cinéma au fond, c’est quoi ?

C’est attendre tellement un film que lorsqu’on entre en salle, c’est l’osmose totale. Où à l’inverse on en attendait tellement qu’on est vraiment déçu du résultat.

C’est aussi aller voir le premier film qui passe à une heure de disponibilité sans en attendre grand chose et c’est une excellente surprise.

C’est aussi, aller après le boulot à la séance de 22h et louper vingt minutes du film parce qu’on s’est endormit.

Ca arrive aussi, les problèmes techniques qui tombent en plein suspense. C’est souvent résolu vite et le cinéma t’offre une place gratuite alors on pardonne. Mais, ce qui est vraiment dommage, c’est quand tu vas à la dernière séance du film un mardi et que le problème n’est pas résolu. Là, tu l’as dans le popotin car tu ne verras jamais la fin.

Et puis, c’est accompagner quelqu’un qui voulait absolument voir la dernière super production américaine en date. Pendant qu’il jubile, toi tu n’en peux plus, tu regardes discrètement l’heure et tu te rends compte qu’il reste encore 58 minutes du film. Oui, tu t’es bien sûr renseigné de la durée du film auparavant et tu calcules l’heure de la séance plus les vingt minutes de bande annonces et de pubs du multiplexe.

C’est aussi, se retrouver seul dans la salle et te dire que la séance n’aura fait aucun bénéfice, puisqu’en plus, tu as eu ton billet gratuit grâce à ta carte fidélité.

Aller au cinéma c’est aussi découvrir des grands classiques grâce à des cinémas spécialisés ou être trop heureux d’assister à la rétrospective de ton réalisateur fétiche, même si tu les as tous en dvd.

C’est aussi, être satisfait de ton cinéma de quartier qui va te proposer des films sortis deux semaines plus tôt et que tu n’as pas eu le temps d’aller voir avant. Souvent classées Art & Essai, c’est grâce à ces salles associatives que tu pourras découvrir des films du patrimoine que tu ne verras jamais ailleurs. Jamais ailleurs, c’est aussi le petit goûter, le café et les discussions pleines de sourires avec les bénévoles.

C’est d’ailleurs grâce à ces salles associatives que tu enrichiras ta culture cinématographique en assistant à des débats autour du film. Ainsi, certains débats t’apprendront toutes les volontés du réalisateur et du compositeur sur le ton donné à la musique ou encore pourquoi ce film cherche à ouvrir le spectateur sur la souffrance que traversent ces femmes au Moyen-Orient.

Et puis, il y maintenant les séances à la demande. L’idée est fort intéressante, mais il faudrait qu’elles soient plus présentes en province pour vraiment attirer.

Le cinéma c’est aussi des expériences visuelles. Après le muet, la sonorisation, la couleuret la bobine, nous prendrons plaisir, ou non, à découvrir ces premiers films en numériqueremasterisés, en trois dimensions, en format 4K, en 48 images à la seconde et bientôt de la trois dimensions sans lunettes.

Et à force d’expérience, on finit par se faire nos propres analyses sur le montage, l’incrustation d’image, la musique en fond, les dialogues, les non-dits, le jeu des acteurs, les figurants, les décors naturels et reconstitués, les génériques, le scénario…

On se spécialise alors inconsciemment, tout en étant ouvert aux autres genres. On ne se bloque plus au dernier échec de tel réalisateur ou acteur et on regarde sa filmographie complète ou juste ses œuvres phares.

On apprend à comparer les genres, les pays, les époques, les versions. Et on se rend compte que l’on est pas du tout d’accord avec tel magazine et que l’on a plus d’atomes crochus avec celui-ci, jusqu’à ce qu’il assassine votre film coup de cœur du mois.

On suit avec intérêt les prix et récompenses et on cri tout seul devant sa télé ou son ordinateur quand les résultats ne sont pas du tout ceux espérés.

On l’a aimé, on l’a manqué, on a envie de le voir, il est en solde, l’offre est intéressante, le coffret est beau, on en a jamais entendu parler mais on aime ce genre, cet acteur, ce réalisateur, viennent alors les DVD.

On les regarde une fois, deux fois, trois fois, on ne compte plus ou à l’inverse on a jamais prit le temps de le voir. Ces DVD qu’on collectionne comme nos parents collectionnaient les cassettes vidéo.

On se procure l’intégrale de ce réalisateur sans regarder le prix ou on essaye d’être raisonnable et on attend qu’il baisse. On le voit en magasin et finalement on se dit qu’il sera peut-être plus abordable sur Internet.

On est parfois frustré car on a acheté l’intégrale de cette saga et un autre sort l’année d’après, ou même ce réalisateur qui n’est pas à la fin de sa carrière.

On trouve ce coffret vraiment bien, mais on se retient de l’acheter car deux de ces films sont déjà dans un coffret que l’on possède.

Et puis, il y a les blu-ray, valent-ils le coup par rapport aux dvds. On se pose des questions, on sélectionne, on tri et on fait des choix.

La Vidéo à la Demande aussi, c’est un choix qu’on garde dans le coin de sa tête, mais la magie n’est pas forcément au rendez-vous.

Car ces supports vidéo, c’est la poursuite de la magie du cinéma. Grâce aux makings-offqui nous apprennent toute la genèse du film, ces interviews qui nous permettent de mieux comprendre certains points et puis ces suppléments inutiles qui ont été placés pour dire qu’il y a des bonus et en faire une édition prestige.

On se rend compte alors que derrière le pop corn, les tapis rouges ou les lunettes 3D, il y a un travail, une réflexion, des discussions, des codes, des détails, des  idées, des thèmes, des fiertés, des échecs, des engueulades, des budgets mais surtout une équipe et du soutien. Car si un film porte le nom d’un réalisateur et d’un producteur, c’est avant tout une expérience collective.

Traveling, plan rapproché, panoramique deviennent alors des notions abstraites quand on se rend compte de toutes les émotions et sentiments qui ont été concrètes en amont.

Oui, le Septième Art c’est avant tout de la joie, de la peine, de la douleur, de la pitié, de l’euphorie, du dégoût, de la peur, de la colère, du mépris, de la surprise… mais toujours du plaisir.

C’est pour tout ça que j’ai créé la communauté Cinéphiles 44. Dans le but de rassembler ceux qui ont l’amour du cinéma en eux. Pour ceux qui veulent voir, entendre, respirer, toucher et goûter au Septième Art avec moi.

J’ai envie de penser, dialoguer et construire avec des passionnées et passionnés afin que cette communauté devienne une référence en Loire-Atlantique.

Vous pouvez donc me rejoindre sur ma page facebook www.facebook.com/Cinephiles44 ou m’écrire un mail sur baconnais@laposte.net afin de m’apprendre, d’apprendre mais toujours partager…

Romain

Mashup Cinéphiles 44

L’histoire du cinéma de 1895 à aujourd’hui

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. stephane roussel dit :

    TOP et bien d’acc.
    MC 44

    J'aime

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