Blade Runner 2049

Blade Runner 2049

Réalisé par : Denis Villeneuve
Date de sortie : 4 octobre 2017

La Critique de Cinéphiles 44 :
Initialement Blade Runner est un roman de Philippe K. Dick qui fût adapté dans les années 80 par Ridley Scott. L’intrigue se situait en 2019 et suivait la traque de réplicants par un Blade Runner, Harrison Ford, dans un Los Angeles noyé sous la pollution et le capitalisme. A la fin du film, celui-ci tomba amoureux de l’androïde Rachel et prit la fuite avec. Trente-cinq ans plus tard, le film est toujours considéré comme une œuvre culte de science-fiction. C’est aujourd’hui dans les mains de Denis Villeneuve, avec bien sûr Scott à la production, que Blade Runner 2049 voit le jour. La Terre dont la ville de Los Angeles sont d’autant plus souillées par la présence de l’homme et de nouvelles générations d’androïdes sont au service des autorités. L’agent K, Ryan Gosling, en fait partie et est en charge d’éliminer les anciens réplicants qui courent toujours dans la nature. Mais lors de la découverte d’ossements sous un arbre, sa supérieure, Robin Wright, va le charger de retrouver un être qui pourrait plonger l’existence dans le chaos. Si la veine Premier Contact refait surface, Denis Villeneuve va à l’encontre des blockbusters actuels qui prônent les montages rapides et les effets spéciaux à tout-va. Le cinéaste respecte l’œuvre originale en plongeant le spectateur dans des décors contemplatifs et des profondeurs de champs à couper le souffle. L’acteur principal endosse son rôle d’androïde à merveille, comme s’il s’y était toujours préparé depuis Drive, avec son regard figé mais profond. Initialement, le montage durait quatre heures. C’est un condensé de seulement deux heures quarante que nous offre cette suite vertigineuse de Blade Runner. Non, le film n’est pas long, car même la laideur de l’immense déchetterie apparait comme impressionnante et certains plans resteront inoubliables comme cet orange atomique. Mais au-delà du visuel, il est vrai que l’histoire ne raconte pas grand-chose. On a vite compris l’enjeu de notre réplicant qui arpente les routes jusqu’à faire la rencontre d’Harrison Ford et découvrir enfin l’identité de tous. On s’est fait berné par l’immense contenant d’un petit contenu, mais qu’importe, il était grandiose.

9/10

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