La vie et rien d’autre

La vie et rien d’autre

Réalisé par : Bertrand Tavernier
Date de sortie : 6 septembre 1989

La critique Cinéphiles 44 :
Nous sommes en 1920 et la Première Guerre Mondiale est achevée depuis deux ans. Philippe Noiret est dans « La vie et rien d’autre » le Commandant Dellaplane. Ce soldat obstiné recherche minutieusement les disparus du conflit. Il recense les amnésiques, les morts ou encore les amputés. Sabine Azéma est ici une bourgeoise en quête de son époux disparu. Ils vont se rencontrer dans un hôpital de province. Si l’Armistice a sonné le 11 novembre 1918, les plaies sont encore ouvertes. « La vie et rien d’autre » est un film hommage à cette après-guerre douloureuse. Dans une atmosphère froide aux couleurs très travaillées, Bertrand Tavernier prouve son attachement au réalisme en reconstituant les décors, costumes et objets le plus fidèlement possible.  Le réalisateur donne également son point de vue lors de la séquence sur le tirage au sort du soldat inconnu. La métaphore est grande lorsque son protagoniste annonce qu’il faudrait onze jours entiers et onze nuits entières pour permettre aux victimes de défiler sur les Champs Elysées en formation et au rythme règlementaire. Ce drame est une fiction aux recherches historiques poussées et rares sont les cinéastes qui auraient pu délivrer autant de profondeur à ce sujet.

8/10

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