La Vénus électrique
Réalisé par : Pierre Salvadori
Date de sortie : 13 mai 2026
Synopsis : Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste. Un soir d’ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s’est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture. Suzanne se révèle douée pour l’imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaîne les fausses séances. Peu à peu, Antoine retrouve l’inspiration, mais pour Suzanne les choses se compliquent alors qu’elle tombe doucement amoureuse de l’homme qu’elle manipule…
La note Cinéphiles 44 : 8/10
Film d’ouverture du Festival de Cannes 2026, « La Vénus électrique » nous plonge dans le Paris de 1928. Antoine Balestro, un peintre célèbre en panne d’inspiration depuis la mort de son épouse, croit entrer en contact avec elle lors d’une séance de spiritisme. Mais derrière cette voix se cache Suzanne, une jeune foraine qui improvise une imposture avec l’aide du galeriste du peintre. Salvadori transforme cette histoire de manipulation en une comédie mélancolique profondément touchante. Le film parle autant du deuil que du besoin de croire aux illusions pour continuer à vivre. Le trio d’acteurs est remarquable. Pio Marmaï excelle dans ce personnage d’artiste fragile et désorienté. Anaïs Demoustier est absolument lumineuse en petite arnaqueuse dépassée par ses sentiments. Et Gilles Lellouche apporte son sens du rythme à ce galeriste opportuniste mais jamais cynique. « La Vénus électrique » est une très belle romance, portée par des comédiens au sommet de leur art.
