The Yards

The Yards

Réalisé par : James Gray
Date de sortie : 1 novembre 2000

Synopsis : A sa sortie de prison, Leo Handler revient chez lui avec un seul but : rester dans le droit chemin. Il trouve du travail chez son oncle Franck, patron de l’Electric Rail Corporation, qui règne sur le metro dans le Queens. Son ami de toujours, Willie, l’initie aux méthodes de la société. Leo decouvre la face cachée des florissantes opérations de son oncle. Témoin de chantage, corruption, sabotage et même meurtre, il est au centre d’une situation explosive : il détient un secret qui fait de lui la cible de la plus impitoyable famille de la ville… La sienne.

La note Cinéphiles 44 : 9/10
Bien avant « La Nuit nous appartient » ou « The Immigrant », James Gray posait déjà les bases de son cinéma : une tragédie familiale où la loyauté, la culpabilité et la corruption s’entremêlent jusqu’à devenir indissociables. À sa sortie de prison, Leo Handler tente de reprendre une vie normale. Grâce à son oncle, influent entrepreneur du métro new-yorkais, il retrouve un emploi et espère tourner la page. Mais il découvre rapidement un système gangrené par les pots-de-vin, les intimidations et les crimes. Pris au piège entre sa conscience et sa propre famille, Leo devient l’homme à faire taire. Mark Wahlberg trouve ici l’un de ses plus grands rôles. Son interprétation toute en retenue contraste parfaitement avec l’explosivité de Joaquin Phoenix, déjà fascinant dans un personnage impulsif, imprévisible et profondément tragique. Charlize Theron apporte quant à elle beaucoup de sensibilité à un rôle qui aurait pu n’être qu’un simple intérêt amoureux. James Gray met en scène cette histoire avec une élégance remarquable. Les scènes de tension sont rares mais d’une efficacité redoutable, précisément parce que le réalisateur préfère construire ses personnages plutôt que multiplier les scènes d’action. Derrière les affaires de corruption se cache avant tout une histoire de famille. Chaque décision a des conséquences irréversibles, chaque trahison détruit un peu plus ceux qui pensaient agir pour protéger les leurs. James Gray filme moins des gangsters que des hommes prisonniers de leurs liens familiaux et de leurs propres choix.

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