Bixa Travesty

Bixa Travesty

Réalisé par : Kiko Goifman et Claudia Priscilla
Date de sortie : 26 juin 2019

La critique Cinéphiles 44 :
Pour le plus grand bien de la société, les fictions et documentaires sur l’homosexualité ou l’identité sexuelle se font de moins en moins rares au cinéma. “Bixa Travesty” est l’un d’eux et dresse le portrait de Linn da Quebrada, une transsexuelle étiquetée comme l’une des figures de proue du baile funk expérimental. Pourtant, à la lecture du documentaire, cette personne irrite plus qu’elle n’intéresse. Linn considère la plupart des hommes comme des machos. Linn s’aime beaucoup au point de penser que son corps est une archéologie, un territoire géographique à explorer. Elle s’aime et est amoureuse de son corps au point de liker ses propres photos sur les réseaux sociaux et d’écouter ses propres chansons quand elle est triste. En parlant de ses chansons, celles-ci sont loin d’être musicales, puisque le rythme est toujours le même, si on peut appeler ça un rythme, et ses textes sont loin d’être recherchés. Linn estime qu’elle n’a besoin de personne et qu’elle se suffit à elle-même, mais au travers de ses médiatisations, elle pense que les autres ont besoin d’elle. Elle le dit, pleins de gens l’aime et elle le sait. Linn est heureuse et c’est le principal, surtout après son douloureux cancer, mais en faire un documentaire en est presque scandaleux. C’est par son égoïste aventure personnelle qu’elle déconstruit tous les combats de la communauté LGBTQ.

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