La Bataille de Gaulle – Partie 2 : J’écris ton nom

La Bataille de Gaulle – Partie 2 : J’écris ton nom

Réalisé par : Antonin Baudry
Date de sortie : 26 juin 2026

Synopsis : Juin 1940. La France s’effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s’échappe vers Londres pour sauver ce qu’il reste d’un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n’a pas déposé les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n’est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort. Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l’ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés. Leur foi, leur audace, leur rage de liberté défient l’Histoire qui semblait pourtant écrite d’avance.

La note Cinéphiles 44 : 7/10
« La Bataille de Gaulle – Partie 2 : J’écris ton nom » conclut le diptyque consacré au Général de Gaulle en s’intéressant cette fois à la période allant de 1942 jusqu’à la Libération. Après avoir raconté la naissance de la France libre dans « L’Âge de fer », ce second volet s’attarde davantage sur les enjeux diplomatiques, les rivalités entre Alliés et la structuration progressive de la Résistance intérieure.

On retrouve ce qui faisait la force du premier film : une volonté assumée de proposer un grand spectacle historique à la française, sans renoncer aux joutes politiques. Mais cette seconde partie semble avoir retenu les leçons de la première. Le récit prend davantage son temps pour développer certains événements et laisse enfin respirer ses personnages. Simon Abkarian confirme toute la puissance de son interprétation de Charles de Gaulle. Le personnage de Leclerc bénéficie enfin de l’importance qu’il méritait. Son engagement militaire apporte une dimension plus humaine à cette vaste fresque historique. À l’inverse, le personnage de Livia apparaît finalement plus comme une figure de représentation qu’un véritable moteur dramatique. Bien que très présente à l’écran, Anamaria Vartolomei ne parvient jamais vraiment à insuffler l’épaisseur espérée à son personnage, principalement parce que le scénario lui offre très peu de dialogues et d’initiatives. Le constat est assez similaire pour Jean Moulin, alias Rex, dont l’incarnation manque de la crédibilité et du charisme que l’on pouvait attendre d’une figure aussi essentielle de la Résistance.

L’une des plus belles réussites du film réside dans son aspect de thriller politique. Plus encore que la lutte contre l’Allemagne nazie, « J’écris ton nom » s’intéresse aux rapports de force entre Alliés. Les pressions exercées depuis Washington, les ambitions américaines sur l’organisation de la victoire et les tensions permanentes avec De Gaulle donnent naissance à des scènes de négociation particulièrement captivantes. Le film rappelle que la guerre ne se jouait pas uniquement sur les champs de bataille, mais aussi dans les bureaux des diplomates.

Cette seconde partie n’en demeure pas moins une conclusion solide, qui assume davantage son identité de thriller politique que de blockbuster de guerre. Un diptyque imparfait mais ambitieux, qui réussit à rendre accessible une page majeure de l’Histoire de France.

Critique de la partie 1 « La Bataille de Gaulle – L’âge de fer » ici

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